• Accueil
  • > Recherche : racisme anti noir

Le racisme anti-blanc

22072009

agressionblanchefranaiswb4.jpg 

Ou la revanche de l’oncle Tom

Les pays d’Afrique du Nord et du proche et orient, c’est à dire l’ensemble des pays musulmans, au même titre que les sociétés d’Afrique noire, étaient des sociétés esclavagistes. La pratique de l’esclavage y était d’autant  plus répandue qu’elle était reconnue légale par la Charria, et que le prophète Mahomet était un esclavagiste. 

Pendant des siècles ont existé deux sources de ravitaillement en esclaves pour les pays musulmans: d’une part  l’Afrique noire, d’autre part l’Europe. Durant le haut moyen âge, trois routes principales permettaient l’acheminement des esclaves Blancs: par la  France et l’Espagne, par la Crimée et par la Méditerranée. Avec l’apparition d’états puissants en Europe de l’ouest, et l’arrêt de l’expansion musulmane aux Pyrénées, la traite des Blancs par l’Europe de l’Ouest se tarit  rapidement, mais les populations méditerranéennes de ces états restèrent longtemps exposées aux razzias des maghrébins. A la menace des Sarrasins, dans le midi de la France, vers le IXè siècle, succéda « la course » des  barbaresques. Les barbaresques étaient des corsaires maghrébins qui, jusqu’au XIXè siècle, pillaient les navires européens en Méditerranée, menaient des raids sur la terre ferme en Corse, en Sardaigne, sur les cotes  d’Espagne, de France, d’Italie et de Grèce, capturaient des européens et les rendaient à leurs familles contre rançon, où les réduisaient en servitude. La « course » était essentiellement pratiquée par les pays du Maghreb. Il  faut dire que, si on en parle peu, l’esclavagisme fut longtemps pratiqué par tous les peuples méditerranéens, d’une rive comme de l’autre. et cela jusque longtemps après la chute de l’empire romain. Ce fait historique est  rarement mentionné, et pour cause: le mérite d’avoir mis fin à cette pratique dans le bassin méditerranéen revient essentiellement aux européens…..  Au 14è siècle, l’expansion de l’empire Ottoman fournit à nouveau de larges contingents d’esclaves Blancs. Les Turcs imposèrent aux populations de Grèce et des Balkans un impôt particulier. Si, dans tous les pays où l’islam  domine, les personnes appartenant à d’autres religions se voient attribué le statut de « protégés » (dhimmi) et donc l’obligation de payer un impôt spécifique, les Turcs en avaient une vision particulière. Ils imposèrent le  Devsirme, un impôt qui se payait en vies humaines: les villages chrétiens devaient livrer un tribut de garçons. Le devsirme ne fut abandonné qu’au début du XVIIè siècle, à mesure que les Ottomans furent refoulés hors  d’Europe. Le trafic d’esclaves Blancs, à la fin du XVIIè siècle, en fut considérablement amoindri, mais il subsistait encore à une moindre échelle dans tout le monde arabe: Slaves, Ukrainiens, Circassiens et Géorgiens  continuèrent à être capturés puis vendus sur les marchés aux esclaves du monde musulman jusqu’au début du XIXè siècle, lorsque trois facteurs déterminants mirent fin à la traite des Blancs:  1. La Russie, en soumettant les Tatars et en contrôlant la Crimée, empêcha la poursuite de la traite.  2. Les Européens, par la force, en colonisant le monde musulman, luttèrent activement contre l’esclavagisme. 3. La Turquie, sous la pression des européens, abandonna la traite des Blancs. 

Les difficultés rencontrées par les Turcs, les Arabes et les Maghrébins pour s’approvisionner en esclaves Blancs  à partir du 17è siècle fut rapidement compensée par un approvisionnement accru en esclaves noirs. La servitude des Noirs dans le monde musulman était telle que, graduellement, le terme utilisé pour désigné un Noir et le  terme utilisé pour désigner un esclave ne firent plus qu’un: « Abid ». En théorie, l’islam ne permettait pas l’asservissement d’un autre musulman mais souvent, lorsqu’il s’agissait d’un musulman noir de peau, ses  coreligionnaires arabes ou maghrébins ne s’embarrassaient pas de scrupules pour le réduire quand même en servitude. 

Le racisme Antiblanc – Bruno Gheerbrant 

Je veux bien être un barbare mais c’est pas moi qui ai commencé.




Chronique du jour

21072009

L’arabe     

Dans le courant de l’année cinquante-huit, je fus confronté par le plus grand des hasards à la xénophobie montante des métropolitains vis-à-vis de la communauté arabe. 

        Les « Arabes », ou encore les « bicots »  « les crouillats » comme on disait encore quelques années plus tôt sans péjoration, étaient à l’époque, cantonnés rue de la goutte d’or dans le quartier de Barbès Rochechouart. Ils s écartaient peu de leur périmètre, et ne posaient en général aucun problème majeur de délinquance. Certains avaient fui l’Algérie pour cause de collaboration avec les troupes françaises, d’autres, attirés par les lumières de la métropole, venaient en France pour y trouver du travail et y nourrir leur famille. Ils étaient employés pour la plupart à des tâches rebutantes dont personne ne voulait. 

       Les « événements » changeaient la donne et les « bons Français », comme on disait à l’époque faisaient un amalgame et considéraient les « crouillats » sous un jour différent. Les mêmes qui quelques années plus tôt étaient considérés comme des immigrants sans danger potentiel, devenaient par la force de l’apriorisme ambiant des individus « louches », parés de toutes les tares. 

        On commença par tourner en dérision leurs coutumes et leurs façons de vivre, puis insensiblement le racisme s’installa et prit une ampleur stigmatisée par la guerre larvée en Algérie. 

       On leur reprochait en fait de faire partie d’une cinquième colonne, et d’être en majorité des espions du FLN. Certains pensaient qu’ils avaient des rapports avec leurs animaux, et qu’ils avaient tous un harem au moins. Autant de fadaises sans fondement, colportées de bouche à oreille. 

      On ne parlait pas de terrorisme sur le territoire ou du moins pas encore. L’exacerbation des métropolitains vis-à-vis des Algériens se nourrissait par la résistance des « pieds noirs » fermement résolus à conserver leurs prérogatives en territoire algérien. 

      Il est vrai toutefois que la communauté algérienne, brocardée de toutes parts, prit un virage malsain dans ces années-là, et que la sécession prenait une tournure radicale. 

      J’écris ceci en préambule, pour planter le décor d’une mésaventure survenue donc en 1958. 

      Je traînais rue de la chaussée d’Antin dans le quartier des grands magasins sans but précis. Cette rue était connue pour l’affluence des piétons qui cohabitaient avec les voitures dans un ballet incessant. Les trottoirs étaient minuscules et la plupart des chalands marchaient sur la chaussée au risque de se faire accrocher par un véhicule. 

      J’entendis alors les cris d’une femme, qui dans la plus belle tradition, hurlait « au voleur au voleur, mon sac, il a pris mon sac ». Dans le même temps, je vis arriver droit sur moi un homme qui courrait, un sac à main au bout du bras et qui était poursuivi par une meute qui restait à distance prudente. Mon courage dans ces conditions n’excède pas le rôle de témoin et je m’écartai prudemment pour éviter le voleur présumé. Mais dans mon geste de retrait, je laissai involontairement traîner la patte et l’agresseur surpris s’emmêla les pieds et chuta lourdement sur la chaussée. 

      Je me mis en retrait, encore étonné par la situation et conscient que je venais de faire à mon corps défendant, ce que tout le monde n’avait pas osé faire. 

      La meute arriva alors sur le malchanceux et se mit à le rouer de coups. Comme les pieds n’y suffisaient pas, les femmes le frappaient avec leur sac ou leur parapluie. J’étais tétanisé, et je tentai vainement de calmer cette foule hystérique. Une femme s’approcha de moi et dit : « il faut témoigner, monsieur, vous avez tout vu, il faut témoigner ». Dans un ensemble parfait, la foule qui était devenue considérable répétait : « il faut témoigner, il faut témoigner ». 

      Il y avait un commissariat de police rue de Provence, juste à côté. On me traîna contre mon gré, ainsi que le voleur jusqu’au poste de police où je fis ma déposition, en précisant toutefois que c’était le pur hasard qui m’avait mis à cet endroit et que je ne revendiquais pas le titre de héros du jour.      Quelques semaines plus tard, je fus convoqué au tribunal comme témoin de l’affaire. Appelé à la barre j’expliquais comment ma jambe s’était trouvée là au moment où le prévenu passait, et qu’en substance je n’avais rien vu d’autre. 

     Le président fronça les sourcils, mon voleur me fusilla… du regard et je rentrais chez moi en pensant que pendant quelque temps je raserais les murs et j’éviterais le quartier de Barbès et de la Trinité. 

Extrait de « parcours protégé » 2009







MY SECRETS |
melimelo |
francesondage |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mascara
| ARBIA
| hors-micro