Les deux mamelles de la France

8052012

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Lorsque j’étais enfant, mes instituteurs évoquaient souvent les grands moments de notre histoire en s’appuyant sur des faits ou des paroles célèbres dans le but de marquer nos esprits et d’y laisser une trace qu’ils espéraient indélébile.

C’est ainsi que j’ai gardé de Sully, le respectable ministre de Henri IV, la fameuse citation : « labourages et pâturages sont les deux mamelles de la France » .

Dans mon cerveau tout neuf, je me représentais les mamelles en question comme les pis d’une vache hilare qui ressemblait à l’étiquette d’un fromage bien connu encore. Quant à La poule au pot elle était trempée vivante et encore en plumes dans une grande lessiveuse qui était à ma connaissance le seul récipient pouvant convenir à une telle opération.

C’est aussi le maréchal Ney qui disait au moment d’être fusillé : «  visez le cœur, épargnez le visage » tout en indiquant avec la main droite là où il fallait viser !

De ces souvenirs jaunis, j’ai aussi conservé l’image qui illustrait la fameuse chanson révolutionnaire dont on ne connaît que le septième refrain :

Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !

Les aristocrates à la lanterne.

Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !

Les aristocrates on les pendra.

Je me demandais comment on pouvait faire pour pendre quelqu’un à une lanterne et pourquoi ça irait mieux après. Je ne retenais que les visages déformés de haine que l’illustrateur de mon livre d’histoire s’était plu à caricaturer. J’avais aussi retenu que les protagonistes  étaient coiffés d’un bonnet dont je ne connaissais pas encore la symbolique, mais qui était orné d’une cocarde tricolore.

Tout cela était encore intact dans ma mémoire, jusqu’au 6 mai 2012 où la harpie au bonnet phrygien s’est matérialisée le soir du grand rassemblement socialiste de la place de la bastille. La haine avait cédé la place à la joie, le bonnet était toujours là, mais repoussé en arrière, comme on fait quand on est content du travail accompli. Quant aux mamelles de la France, allez vous dire ?

Et bien je vous laisse juge, mais pour ma part j’ai définitivement abandonné l’image de la vache qui rit

 

 

 

 

 

 

 




Sarkozy l’llusionniste

18032012

Je reprends la plume quelques instants (le temps d’une campagne) pour dénoncer le formidable culot de notre menteur national.

Voyons plutôt le commentaire de France TV Info sur les propos de NS au cours de son déplacement dans la Marne

« Nicolas Sarkozy, invité de l’émission « Le Grand Journal » de Canal Plus vendredi 16 mars, est revenu sur son échange verbal avec un journaliste jeudi lors d’un déplacement dans la Marne. Il avait réagi à une question en lançant « Quel couillon va ! ». Le président candidat s’est justifié en évoquant sa « proximité » avec les journalistes qui le suivent dans ses déplacements de campagne électorale.

Il a ensuite commenté la phrase de son épouse Carla Bruni, qui avait lancé dans les coulisses de l’émission « Des paroles et des actes » « Les journalistes sont tous des Pinocchio ».

Réponse à un jeune journaliste qui lui demande « s’il se serait bien passé des gaz lacrymogènes » il répond « mais qu’est-ce que vous voulez que j’ai à foutre  de ce que vous me dites » (admirez le style) puis il noie le poisson en parlant de câble et de numérique pour terminer par « quel couillon va ! »

D’après lui, c’est amical, c’est dans la tradition.

C’est la proximité des journalistes qui prennent les mêmes trains, les mêmes avions, les mêmes restaurants. Là j’en doute, et c’est un gros mensonge de la part de NS qui voudrait faire croire qu’il est au même niveau que ceux qui le suivent et l’interrogent.

Mais quand il dit que le mot couillon « c’est taquin » il devrait ouvrir le dictionnaire qui n’est pas de son avis et qui donne comme définition du mot couillon « personne stupide »

Mais il nous a habitués à ses écarts de langage avec le célèbre « pauvre con » du salon de l’agriculture.

Mais revenons aux propos tenus par son épouse à propos des journalistes pour lesquels elle emploie le terme de Pinocchio.

Qu’entend-elle par là ? des amuseurs, des incompétents, des rigolos, des couillons ? Mais non bien sûr elle voulait dire des menteurs. Elle a l’habitude, elle, des menteurs, elle a le meilleur à la maison.

Mais même si NS ne se désolidarise pas de Carla en soutenant ses propos, il essaie de les justifier par une pirouette en détournant le sens de l’expression et même en lui attribuant des vertus très amicales.

Le petit homme ne fait plus illusion. Il compense ses carences verbales par de l’agressivité et de la méchanceté.  C’est le signe d’un déclin. Souhaitons que ce soit le crépuscule d’où il n’aurait jamais dû sortir.

Mais voyez plutôt, c’est édifiant.

 http://www.francetv.fr/info/sarkozy-aux-journalistes-vous-etes-toujours-la-autour-c-est-pas-la-guerre_73465.html




Maladies à vendre : la DMLA

22112011

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La nouveauté en matière médicale ne vient plus des produits issus de la recherche, mais des maladies connues dont on fait la promotion.
Il suffit d’instiller le doute chez un patient pour réveiller chez lui son hypocontriatrie et de lui présenter habilement une maladie à grand renfort de pub, pour ensuite lui indiquer qu’il existe des solutions et en terminant par « parlez-en à votre médecin »
Le piège vient de se refermer et les cabinets médicaux ne vont plus désemplir.
Deux exemples de maladies existantes et déjà largement soignées, mais qui ont fait l’objet d’une attention toute particulière des laboratoires : la spondylarthrite ankylosante, et la dégénérescence maculaire liée à l âge (DMLA).
De nouvelles maladies ? Que nenni. Des maladies déjà bien connues et recensées que l’on remet au goût du jour.
L’une la DMLA touche 3000 personnes en France et elle en fait flipper 60 millions. L’autre la fameuse spondylarthrite toucherait 200 000 personnes, mais le chiffre est au conditionnel, car on ne sait pas vraiment qui en est porteur, et la confusion entre le simple mal de dos et la maladie est courante.
Où est le loup me direz vous ?
Eh bien dans la démarche elle-même, qui précipite chez le médecin des millions de gens qui se croient atteints et qui réclament un traitement qu’on leur a promis par voie de publicité désintéressée.
Si l’on creuse un peu on s’aperçoit que la campagne de pub de la DMLA est en partenariat avec Novartis un groupe pharmaceutique suisse basé à Bâle. De là a penser que Novartis est partie prenante il n’y a pas loin d’autant plus que l’on peut lire sur le site de doctissimo « Le principal médicament utilisé dans ce cadre, le rabinizumab (Lucentis ®) développé par la firme Genentech et distribué en Europe par Novartis, »
Pas innocent le message puisque la piqûre de rabinizumab coûte 1100 euros alors que d’autres traitements ayant fait preuve d’efficacité se vendent 50 euros
On appelle ça des « maladies à vendre »
La recette est dans l’énoncé
Prenez une bonne vieille maladie pas trop courante, mais dont les symptômes le sont.
Faites une campagne de pub à caractère préventif
Harcelez les praticiens avec l’appui des visiteurs médicaux.
Proposez-leur le médoc miracle.
Ramassez le pognon à la pelle même si vous soignez des orgelets avec.

C’est simple il suffisait d’y penser !
Après le scandale des laboratoires Servier qui ont volontairement déclassé certains de leurs Médocs, ou ignoré purement et simplement certains effets secondaires, les laboratoires ne cherchent plus, ils tentent de rentabiliser. La tentation d’ajuster la maladie aux spécialités des laboratoires pharmaceutiques était trop grande. Cela évite la coûteuse recherche et ça peut rapporter gros, très gros.
Des millions d’euros ou dix ans de tôle.







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