Voir Venise et mourir de plaisir

19092007

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La découverte de Venise doit se faire avant tout par la mer. rien de plus simple dans cette ville qui marie agréablement la terre et l’ eau. On prend le vaporetto qui fait des rotations incessantes entre la Piazza del Roma et
la Place Saint Marc. 
Et c’ est tout de suite l’ enchantement. Les palais succèdent aux églises et aux monuments de toutes sortes, tous plus raffinés les uns que les autres.  Notre Vaporetto s’ arrête comme un autobus, à plusieurs stations aux noms évocateurs,San basilio,Zaterre,San Marco,Zaccaria. On aperçoit le premier pont qui enjambe le rio San Trovaso et enfin au loin se dresse le campanile de San Marco. On accoste et c’ est un foule grouillante qui déambule sur le quai, ou qui se presse sur le ponte della Paglia pour admirer le pont des soupirs, ou le palais des Doges. A ce propos il est utile de rappeler que le pont des soupirs lieu mythique pour les amoureux ne se visite pas mais qu’ on peut l’ admirer de loin seulement. Il avait été bâti à l’ origine en 1602, pour relier le palais de Doges à la prison récemment construite. Totalement fermé pour des raisons que l’ on comprendra aisément, il servait au transfert des prisonniers d’ un côté à l’ autre. Grâce à deux couloirs totalement isolés l’ un de l’ autre, les condamnés étaient conduits soit dans des geôles sales et 

humides soit dans des cellules sous les toits où il régnait une chaleur étouffante. De ces lieux montait une sorte de rumeurs (les soupirs), ce qui donna par la suite le nom du pont. Comme on peut le voir on est bien loin de la version romantique. Ensuite on se dirige vers
la piazzeta San Marco, où l’ on est accueillis par les incontournables pigeons. Dociles et bien élevés ils mangent dans vos mains et ne sont nullement effrayés par les touristes. Au coin de la place se dresse l’ imposant campanile achevé en 1392, qui s’ écroula entièrement en 1902, et qui fut reconstruit à l’ identique avec des fondations renforcées. 
En face
la basilique San Marco (12)construite en 828 . Elle fut détruite en 876 en même temps que le palais des doges et reconstruite en 878.Elle renferme de nombreuses frises et colonnes provenant de pillages. 

La place San Marco et ses célèbres pigeons avec le musée Civico Carrer et le musée archéologique à gauche. De là nous empruntons des rues étroites mais fréquentées et nous comprenons vite qu’il s’agit d’ un itinéraire flèche destiné à renseigner les touristes et a les canaliser selon deux destinations,
la pizzale Roma où se trouve tous les moyens de transport, cars, train, vaporetto, gondoles, taxis fluviaux et l’ autre point d’ intérêt,
la place San Marco. Cette piétorue est bien entendue bordée de magasin plus luxueux les uns que les autres. Nous trouverons la parade en suivant des rues parallèles et en évitant si possible le rues trop fréquentées. 

Au hasard de notre promenade nous découvrirons ces petits ponts qui font le charme de la ville et où l’ on s’ arrête pour voir passer les gondoles et autre embarcations. En effet la configuration de cette ville contraint la municipalité à des prouesses technique pour assurer le quotidien, ramassage des ordures, entretien, livraison du courrier.. II en est de même des artisans et commerçants de
la ville. En effet pour un antiquaire livrer une commode relève de l’ exploit. 
Nous arrivons au pont rialto littéralement submergé de touristes. Il faut dire que le monument est mythique et aussi que sa conception et son originalité en fait une petite merveille. Construit de 1588 à 1591 par Antonio di Bernardino Contino architecte de renom, le ponte Rialto est une structure en arc de 28 mètres de portée et traverse le grand canal à peu près en sa moitié .Autour d’ un escalier central, deux rangées de boutiques accrochées à ses flans et une fréquentation record. Côté aval à gauche la maison de Marc Polo et de chaque côté du pont de très belles demeures typiquement vénitiennes.  Le lendemain nous ne nous éloignerons pars trop loin de notre hôtel situé sur la piazza di Roma. Là c’ est une petite banlieue un peu aseptisée mais pittoresque toutefois.  L’ endroit est plus calme mais toujours touristique. C’ est une façon plus reposante de visiter venise. Nous retournerons une dernière fois sur
la place San Marco pour prendre un bain de foule, et un trop plein de pigeons, et surtout avant de reprendre le vaporetto, admirer le soleil couchant l’ île San Georgio et son campanile, la carte postale de ces gondoles à quai, sorte d’ emblème de la ville. 

On reviendra c’ est sûr ….plus longtemps.




Brescello, est restée à l’heure de Don Camillo.

4092007

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Brescello est une petite commune d’environ 5000 âmes, écrasée par le soleil et la chaleur en été, et quelques fois inondée par les caprices duPô, fleuve tout proche.
Ce serait un village comme un autre si un cinéaste Français, Julien Duvivier n’en avait fait le théâtre des exploits d’un curé et d’un mairefarouchement opposés dans leurs idées et dans la conception de lacommunauté. Don Camillo et Peppone.
Le film  tourné en 1952 met en scène les deux  protagonistes sous les traits de Fernandel et Gino Cervi. Ce fut un succès énorme de drôleries et de réparties, ce qui amena immédiatement le tournage du 2ème épisode, qui en fait était prévue a l’origine.

Par la suite le succès commercial amena le réalisateur à des épisodes moins savoureux, qui ne pouvaient égaler les deux premiers.

Il était donc normal que les habitants, qui avaient pour partie contribué au succès du film, et infiniment reconnaissants de la notoriété que leurapportait le tournage, consacrent une partie de leur temps et de leursouvenirs à la création d’un musée. C’est ce musée que nous avons
visité. Tout d’abord il faut saluer la gentillesse des habitants et des responsables du musée, qui est gratuit. Sous le musée une  »cantina »qui offre un soda pour 1 € alors que c’est 10 € place Saint Marc à Venise.
Et puis quelle patience pour rassembler tous ces objets, du plus anodin comme le chapeau de Don Camillo, les gants de boxe d’un combat
célèbre, ou le bâton qui corrigea péppone. Mais on s’extasie sur la moto de Peppone , le vélo de l’adjoint au maire  ou la fameuse table
que Fernandel soulève et jette sur les  »rouges » . Même le café n’a pas changé, et les consommateurs semblent tout droit sortis du film.
J’ai ainsi retrouvé des lieux mythiques comme l’église  ou  encore la gare de Brescello  où je m’imaginais voir Fernandel descendre
du train avec armes et bagages, sa valise et son canari.
D’autres lieux comme le clocher de l’église, la place, ou d’autres objets, semblent tout droit sortis du film.
Le restaurant Don Camillo est aussi un lieu de passage obligé. On y mange des  »pastas » délicieuses, et on est environné de centaines de
photos toutes consacrées à ces deux  acteurs d’ exception et aux figurants, adultes et enfants qui ont participé à l’oeuvre de Julien Duvivier.
C’est un moment de pur bonheur qu’il ne faut surtout pas manquer.




Breschia (Italie)

3092007

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A priori la ville de Breschia n’a rien de particulier, si ce n’est qu’on ressent tout de suite cette impression d’une ville profondément pieuse et chargée d’histoire.

Pour témoin les nombreux édifices religieux (ce qui n’est pas en soi un élément déterminant en Italie) et surtout les nombreux vestiges laissés par les popul ations Celtes et Etrusques au VIIème siècle avant JCLa civilisation Romaine a fait le reste.

Les rues étroites, bordées de maisons hautes de plusieurs étages  rappellent qu’on est dans un pays méditerrannéen, et que l’urbanisme est conçu en fonction .Les couleurs sont vives et l’ocre et le sienne sont dominants.

On peut voir aussi de drôles de construction comme cette maison de six étages et qui ne comporte que deux fenêtres par étage.

La place de la Loggia est la place principale de la ville, et semble-t-il un lieu de rendez-vous incontournable.

Le long du palais de la loggia, se dresse des tentes où l’on sert des repas en fin de journée au son d’une musique résolument moderne.

Sur la place de la loggia  la facade du mont de piété où siege l’office de tourisme , et au fond une très belle horloge du 16ème siècle. 

Une ville où notre passage trop furtif laisse un goût de trop peu.







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