Je suis nul mais je me soigne.

3112012

Je suis nul mais je me soigne. dans societé bonnet-ane-225x300Dans les années 30 Saint Granier et Jacque Canetti créent un « radio crochet » dont le but était de découvrir de nouveaux talents. Bien entendu ( ?) il y avait beaucoup de participants pour très peu d’élus et si Mireille Mathieu fut remarquée à l’occasion d’un radio crochet en Avignon, elle reste l’exception qui confirme la règle. La notoriété de cette émission était surtout due à l’éviction sans ménagement et sous les huées, de candidats totalement imperméables au solfège et à l’harmonique, et qu’on renvoyait sans ménagement aucun à leurs chères études de solfège.

C’était cruel, mais salvateur et cela retirait du circuit un nombre incalculable de chanteurs ratés et sans talent qui aujourd’hui grâce à l’invention du micro feraient certainement carrière pendant quelques jours au moins.

Aujourd’hui je regrette profondément que les règles du « radio crochet » ne soient pas appliquées aux présentateurs et commentateurs télévisuels pour juger et sanctionner leurs lamentables prestations.

Je passe sur « les quatre coins de l’hexagone » le « département des Charentes » ou encore « Valréas dans le département de la Drôme » mais l’autre soir un commentateur de BFM TV a franchi le mur du çon en commentant un résultat sportif.

À propos du match Brest-Lorient gagné par Brest 2 buts à 0 il a cru nécessaire d’ajouter que c’était les Bretons qui avaient ouvert la marque.

C’est là que le gong aurait dû résonner, et le coupable évacué du plateau sous les huées. Hélas personne n’a relevé et l’ignorant est resté de marbre.

 

Que tous ceux qui ont raté leur certificat d’études respirent, ils auraient pu, entre autres métiers, être présentateurs de télévision.

 




Maladies à vendre : la DMLA

22112011

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La nouveauté en matière médicale ne vient plus des produits issus de la recherche, mais des maladies connues dont on fait la promotion.
Il suffit d’instiller le doute chez un patient pour réveiller chez lui son hypocontriatrie et de lui présenter habilement une maladie à grand renfort de pub, pour ensuite lui indiquer qu’il existe des solutions et en terminant par « parlez-en à votre médecin »
Le piège vient de se refermer et les cabinets médicaux ne vont plus désemplir.
Deux exemples de maladies existantes et déjà largement soignées, mais qui ont fait l’objet d’une attention toute particulière des laboratoires : la spondylarthrite ankylosante, et la dégénérescence maculaire liée à l âge (DMLA).
De nouvelles maladies ? Que nenni. Des maladies déjà bien connues et recensées que l’on remet au goût du jour.
L’une la DMLA touche 3000 personnes en France et elle en fait flipper 60 millions. L’autre la fameuse spondylarthrite toucherait 200 000 personnes, mais le chiffre est au conditionnel, car on ne sait pas vraiment qui en est porteur, et la confusion entre le simple mal de dos et la maladie est courante.
Où est le loup me direz vous ?
Eh bien dans la démarche elle-même, qui précipite chez le médecin des millions de gens qui se croient atteints et qui réclament un traitement qu’on leur a promis par voie de publicité désintéressée.
Si l’on creuse un peu on s’aperçoit que la campagne de pub de la DMLA est en partenariat avec Novartis un groupe pharmaceutique suisse basé à Bâle. De là a penser que Novartis est partie prenante il n’y a pas loin d’autant plus que l’on peut lire sur le site de doctissimo « Le principal médicament utilisé dans ce cadre, le rabinizumab (Lucentis ®) développé par la firme Genentech et distribué en Europe par Novartis, »
Pas innocent le message puisque la piqûre de rabinizumab coûte 1100 euros alors que d’autres traitements ayant fait preuve d’efficacité se vendent 50 euros
On appelle ça des « maladies à vendre »
La recette est dans l’énoncé
Prenez une bonne vieille maladie pas trop courante, mais dont les symptômes le sont.
Faites une campagne de pub à caractère préventif
Harcelez les praticiens avec l’appui des visiteurs médicaux.
Proposez-leur le médoc miracle.
Ramassez le pognon à la pelle même si vous soignez des orgelets avec.

C’est simple il suffisait d’y penser !
Après le scandale des laboratoires Servier qui ont volontairement déclassé certains de leurs Médocs, ou ignoré purement et simplement certains effets secondaires, les laboratoires ne cherchent plus, ils tentent de rentabiliser. La tentation d’ajuster la maladie aux spécialités des laboratoires pharmaceutiques était trop grande. Cela évite la coûteuse recherche et ça peut rapporter gros, très gros.
Des millions d’euros ou dix ans de tôle.




Borloo le godillot retropédaleur

4062010

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Comme le fou qui à vélo veut faire demi-tour et retourne la selle, le gouvernement pédale à l’envers dans l’espoir de reculer.
Rappelons les faits :
Début avril après le passage de la tempête, le gouvernement annonce la destruction de 1510 maisons et prononce pour la première fois l’expression « zone noire » on ne fait pas dans la délicatesse chez les godillots de Sarko.
Trois semaines plus tôt, le petit nerveux rendu sur les « lieux du drame » tient le discours suivant : « dans les zones exposées au plus fort risque, nous n’avons pas le droit de laisser nos concitoyens se réinstaller comme si de rien n’était. »
Là on pense que le gouvernement va prendre des mesures pour éviter que l’eau ne réinvestisse les lieux, comme on le fait en Hollande dans le Zuiderzee, ou en Italie dans la plaine du Pô. Que nenni nous on détruit, on rase on éparpille façon puzzle.
Quelque temps plus tard sous la pression médiatique Borloo déclare au saut du lit (à voir sa tronche ce jour-là on pourrait le croire) « il y a un malentendu, les zones évoquées c’est des zones de solidarité, c’est des zones de rachat, c’est pas des zones de destruction massive »
Destruction massive ? J’ai déjà entendu cette expression dans la bouche de Bush qui mentait comme il respirait. Borloo nous ferait-il une crise d’identification mimétique ?
Bref, on ne parle plus de « zone noire » on retourne la selle du vélo et on rentre à la maison.
Puis récemment, le 2 juin sur France 3 Marie Olivia Rocca présidente d’une association de sinistrés est interviewée par Pujadas :
Question : vous avez entendu le reportage aucune maison ne sera rasée sous la contrainte. C’est une satisfaction pour vous ?
Réponse : Non ce n’est pas une satisfaction puisqu’il s’agit d’un simple rappel de la loi : en effet dans notre pays qui est une démocratie et non pas une dictature, aucune maison ne peut être rasée. Il y a besoin d’une enquête d’utilité publique, puis une déclaration d’utilité publique et enfin une procédure d’expropriation
Pour nous il n’y a rien de nouveau, l’état se range simplement du côté de la loi
Il s’agit simplement d’une précision, si les procédures d’expropriation ont lieu les gens devront partir.
J’ai envie de croire que tout ce que nous avons fait n’a pas servi à rien, mais l’état ne devrait pas avoir besoin de mobiliser les gens pour respecter la loi.

Merci madame Marie Olivia Rocca, vous ramenez l’affaire à son juste niveau, celui d’une escroquerie ratée et d’une prise illégale d’intérêts étouffée dans l’œuf.
Reste à présent à surveiller l’hydre gouvernementale et surtout Bouygues dont l’action est passée de 33€ le 2 mars à 41€ le 15 avril.
Depuis le rétropédalage de son premier client, l’état, l’action Bouygues est retombée à mois de 32€ et même si elle fait encore l’objet d’une petite activité on ne peut pas ignorer les relations de cause à effet entre le gouvernement et la finance.







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