Borloo le godillot retropédaleur

4062010

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Comme le fou qui à vélo veut faire demi-tour et retourne la selle, le gouvernement pédale à l’envers dans l’espoir de reculer.
Rappelons les faits :
Début avril après le passage de la tempête, le gouvernement annonce la destruction de 1510 maisons et prononce pour la première fois l’expression « zone noire » on ne fait pas dans la délicatesse chez les godillots de Sarko.
Trois semaines plus tôt, le petit nerveux rendu sur les « lieux du drame » tient le discours suivant : « dans les zones exposées au plus fort risque, nous n’avons pas le droit de laisser nos concitoyens se réinstaller comme si de rien n’était. »
Là on pense que le gouvernement va prendre des mesures pour éviter que l’eau ne réinvestisse les lieux, comme on le fait en Hollande dans le Zuiderzee, ou en Italie dans la plaine du Pô. Que nenni nous on détruit, on rase on éparpille façon puzzle.
Quelque temps plus tard sous la pression médiatique Borloo déclare au saut du lit (à voir sa tronche ce jour-là on pourrait le croire) « il y a un malentendu, les zones évoquées c’est des zones de solidarité, c’est des zones de rachat, c’est pas des zones de destruction massive »
Destruction massive ? J’ai déjà entendu cette expression dans la bouche de Bush qui mentait comme il respirait. Borloo nous ferait-il une crise d’identification mimétique ?
Bref, on ne parle plus de « zone noire » on retourne la selle du vélo et on rentre à la maison.
Puis récemment, le 2 juin sur France 3 Marie Olivia Rocca présidente d’une association de sinistrés est interviewée par Pujadas :
Question : vous avez entendu le reportage aucune maison ne sera rasée sous la contrainte. C’est une satisfaction pour vous ?
Réponse : Non ce n’est pas une satisfaction puisqu’il s’agit d’un simple rappel de la loi : en effet dans notre pays qui est une démocratie et non pas une dictature, aucune maison ne peut être rasée. Il y a besoin d’une enquête d’utilité publique, puis une déclaration d’utilité publique et enfin une procédure d’expropriation
Pour nous il n’y a rien de nouveau, l’état se range simplement du côté de la loi
Il s’agit simplement d’une précision, si les procédures d’expropriation ont lieu les gens devront partir.
J’ai envie de croire que tout ce que nous avons fait n’a pas servi à rien, mais l’état ne devrait pas avoir besoin de mobiliser les gens pour respecter la loi.

Merci madame Marie Olivia Rocca, vous ramenez l’affaire à son juste niveau, celui d’une escroquerie ratée et d’une prise illégale d’intérêts étouffée dans l’œuf.
Reste à présent à surveiller l’hydre gouvernementale et surtout Bouygues dont l’action est passée de 33€ le 2 mars à 41€ le 15 avril.
Depuis le rétropédalage de son premier client, l’état, l’action Bouygues est retombée à mois de 32€ et même si elle fait encore l’objet d’une petite activité on ne peut pas ignorer les relations de cause à effet entre le gouvernement et la finance.







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