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Société Générale ; à qui profite le crime

26012008

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La Société Générale annonce 6 jours après sa découverte, une fraude monumentale, une indélicatesse de « trader » qui lui fait perdre 4,9 milliards d’euros. 

Voilà l’information brute de décoffrage. 

Analysons maintenant la situation. La SG est une banque privée spécialisée dans la spéculation boursière avec des produits à risque.

 Outre-Atlantique, les fameuses « subprime » qui consistent à vendre un crédit à un taux donné (avantageux cela va de soi) sur un très long terme, ce qui suppose que vous payez pendant  20 ans les intérêts sans jamais rembourser la moindre partie du capital. Bref vous êtes toujours redevable de ce que vous avez emprunté, mais ce qui corse l’affaire c’est quand le prêteur décide d’augmenter les taux d’intérêts unilatéralement, ce qui plonge l’emprunteur dans l’incapacité de rembourser…les traites. Comme il n’a pas remboursé le capital, son bien revient en cas de non paiement en totalité à la banque. Il lui reste ses yeux pour pleurer. Oui mais le parc immobilier disponible du fait de ces confiscations de biens, est devenu gigantesque, et les prix de l’immobilier s’est effondré. Tel est pris qui croyait prendre. Les banques se retrouvent à la tête d’un parc immobilier valant le tiers de sa valeur capitalisée. Et là c’est le crack financier. Le passif dépasse l’actif, et en bon épicier c’est la banqueroute. La SG n’a pas spéculé à un tel niveau, mais il n’est pas interdit de penser qu’elle s’était spécialisée dans une spéculation à terme des marchés  européens, ce qui ressemble à s’y méprendre à des placements à risque. Elle peut certainement faire face à des placements hasardeux  engendrant des pertes, mais le phénomène est multiplié par dix par la baisse brutale de la bourse. Alors intervient un miracle, un trader qui à lui tout seul, et en dépit des contrôles, des alertes, des surveillances à de multiples niveaux, place et perd 4.9 milliards d’euros sur des comptes estampillés par la banque. Les spéculations hasardeuses de la SG ne pouvaient pas être annoncées aux actionnaires comme étant le fait d’une mauvaise gestion, mais le lampiste génie de l’informatique qui détourne et fait perdre à son employeur la totalité des dividendes qui auraient dû être versés aux petits porteurs, ça c’est plausible. L’action ayant chuté brutalement, on s’interroge aussi sur les ventes en masse avant l’annonce….et sur le rachat en masse après la chute des cours. Dans cette affaire la SG s’en sort bien, sauf si il y a enquête pour délit d’initié, et qu’elle abouti. Parions que le lampiste, qui rappelons le, n’a pas profité de l’affaire au sens pécuniaire, sera rapidement oublié, et que la SG pourra en toute impunité continuer à flouer  ses client et ses petits actionnaires.

Mais en guise d’oraison funèbre il faut citer une source de la SOCGEN qui dit :

… la SocGen a estimé que les pertes potentielles sur ses positions représentaient environ un milliard d’euros lorsqu’elles ont été découvertes samedi mais qu’elles avaient rapidement enflé lundi et mardi, la banque ayant décidé de les solder alors que les marchés boursiers du monde entier plongeaient. 

« Par malchance, il y a eu des mouvements de marché qui font que les pertes sont énormes« , a dit Daniel Bouton, le président de la SocGen, ajoutant que ces positions auraient pu dégager des plus-values si les Bourses avaient monté de lundi à mercredi.

On solde quand les marchés plongent, on évite les plus values ? De qui se moque-t-on ?

 




Sarkozy le roi lunaire

22012008

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Louis XIV exploitait le bon peuple de France et il était pour cela bien condamnable, mais il avait entrepris une œuvre monumentale qu’il souhaitait à son image ; Versailles. Il employait pour cela des milliers d’ouvriers dont la qualification et la maîtrise était recherchée dans tout son royaume, et il laissait derrière lui une œuvre digne de son surnom de roi Soleil. Les grands hommes laissent toujours quelque chose à l’humanité, une œuvre architecturale, une idée, un bon mot, et quelque fois
la désolation. Léonard de Vinci, Shakespeare, Einstein ont laissé derrière eux des œuvres architecturales, littéraires ou scientifiques, et ils brillaient par leur intelligence et l’exercice de leur art. D’autres sont passés à la postérité pour les horreurs qu’ils ont perpétrées. Hitler et Bonaparte sont dans ce cas. Sauf erreur de diagnostique notre camenbert ne restera pas à
la postérité. Il restera anecdotique malgré toutes ses gesticulations stériles et le dictionnaire ne retiendra de lui qu’un banal descriptif de sa fonction suivi des dates de sa naissance et de sa mort. Rien qui puisse le hisser au rang de ceux qui ont  construit la France à un moment de leur existence. Il  ne brillera jamais plus que notre astre lunaire, qui se contente de réfléchir la lumière du soleil. Ce n’est qu’un miroir de la pensée des autres, de l’action des autres, qu’il reprend à son compte. Une sorte de pilleur de talents en quelque sorte. Beaucoup d’hommes d’état font rédiger leurs discours autour de leur propre pensée, mais aucun ne se laisse imposer le discours et l’idée. Henri Guaino fait cela pour Sarkozy qui souvent vient chercher l’approbation chez son maître à penser. Louis XIV avait senti l’influence grandissante de ses ministres, et il avait pris le contrôle de son gouvernement après la mort de Mazarin, Colbert, et Louvois, et c’était sa pensée et ses idées qui étaient appliquées à la gestion du pays. On peut douter aujourd’hui que le petit homme qui nous gouverne, applique un jour des idées qui lui sont propres, entouré qu’il est de collaborateurs souvent plus compétents que lui. Mais acceptera-t-il d’être dépassé en notoriété par ceux dont il se sert ? Toute la question est là. 




Nicolas le brasseur de vent

20012008

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