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Fusion de deux fromages

25092007

Sarkozy aurait (je dis bien aurait) pressenti la socièté qui fabrique le camenbert « Lepetit » et celle qui fabrique le camembert « Président » et leur aurait demandé de fusionner. Quand les responsables respectifs lui ont demandé quelle étiquette on mettrait sur la boite, il a immédiatement sorti son projet. Le maquettiste étant un plaisantin, ça a donné ça !

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Audiard, au secours !

25092007

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Ca y est, je vais encore parler pour ne rien dire, prêcher dans le désert de la langue Française, faire la messe de la conjugaison, et l’enterrement du verbe. Plus jeune, j’ai utilisé le verlan en pensant que les autres (les vieux) ne pouvaient pas comprendre ce qui se disait. J’ai rapidement compris qu’il s’agissait d’un moyen trop compliqué pour s’exprimer, puisque moi-même je cherchais mes mots. Bref  je décidais que cette façon de parler n’avait aucun avenir. Je n’imaginais pas que 50 ans plus tard le verlan serait remis au goût du jour avec autant de facilité. Puis vint l’argot, la langue verte, pas l’argot de la Villette, celui de Michel Audiard , celui de l’expression imagée, où il faut toute une phrase pour exprimer un mot ou décrire une situation. Quand on vous dit « cette fille doit prendre son bain de pieds dans un fusil de chasse à deux coups » traduisez « elle a des jambes trop maigres » ou « c’est pas un tour de taille c’est un tour de France » admirer la périphrase, la circonlocution ! Oui mais cela demande de l’effort, de l’imagination. Et puis il n’y a aucun mot grossier ou ordurier. Quelques fois Audiard se laissait quelque peu aller quand il fait dire à Jean Gabin « Quand les cons voleront, tu sera chef d’escadrille », quel style, quel humour !  Oui je regrette que
la langue Française en soit réduite à ces onomatopées essemesques, à ces éructations rapesques, et à ces commentaires blogueux sans imagination et sans humour. 
Je suis au crépuscule de ma belle existence, et ma seule crainte n’est pas le réchauffement de la planète, mais qu’on m’enterre  avec une oraison funèbre en rap. A cela je préfèrerais l’oraison faite à un pilote automobile célèbre mais dont j’ai oublié le nom : « Il est mort comme il a vécu….trop vite ».  A propos cela fait vingt deux ans que Michel Audiard est mort. Il disait de façon ironique « Vivant, je veut bien être modeste, mais mort, il me paraît naturel qu’on reconnaisse mon génie… » 

Oui Michel, on reconnait.







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